L'ile Mystérieuse (The Mysterious Island) by

L'Ile mystérieuse
1 feuillet autographe

Série limitée : 500 exemplaires numérotés

Livraison gratuite (france)

Nouveau cadre - Fabriqué à la main en France

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$159 $

L'Île mystérieuse

D’un avis unanime, L’Île mystérieuse est, mieux que Vingt mille lieues sous les mers ou Le Tour du monde en 80 jours, le plus beau roman de Jules Verne et celui où il a exprimé son génie avec le plus d’éclat. Cette œuvre peut être tenue pour une culmination. Et l’île Lincoln, dernier port du Nautilus, ultime refuge puis sanctuaire du capitaine Nemo, en est à la fois l’écrin et la vedette principale, dont on connaîtra la colère. C’est souvent dans les îles que Jules Verne plaçait ses rêves et ses utopies. C’est là qu’il les engloutira aussi. L’Île mystérieuse est une des clefs, si elle n’est la clef de son œuvre.

Si la quasi-totalité des manuscrits littéraires de Jules Verne a été retrouvée et conservée, les dessins qu’il a exécutés se comptent presque sur les doigts d’une main. Des dessins de Jules Verne ?... Rien... ou presque rien qui pût être considéré comme une œuvre artistique et qu’on fût tenté de publier. Visionnaire, Jules Verne aurait pu trahir quelques dispositions. Ainsi de Victor Hugo, qu’il admirait. Mais l’écrivain n’était décidément pas dessinateur.

Rien qui pût nous éblouir... sinon une carte. Et quelle carte ! La seule qu’il se devait de nous laisser, la pièce majeure qui manquait encore pour couronner son héritage graphique. « Sa » carte de l’île mystérieuse...

tableau de l'ile mysterieuse (petit - recto)

La carte de l'Île Lincoln, dessinée et encrée par Jules Verne

De grands dessins autographes de Jules Verne, il n’en pouvait exister qu’un de cette puissance et qui fût une invention. C’est celui que nous montrent toutes les bonnes éditions illustrées du roman, françaises et étrangères. Et ce dessin, le voici, en majesté.

Cette carte n’est pas simplement un document unique. Elle est impériale, pour ne pas dire : impérieuse. Mieux encore : elle est miraculeuse. Elle l’est parce que nul ne l’attendait et parce qu’elle nous paraît, telle une étoile, briller au sommet de la pyramide des souvenirs graphiques de l’écrivain et le seul que l’on serait tenté de retenir parmi tous les autres, s’il en existât jamais un qui pût lui être comparé.

Que pourrait-on, en effet, espérer d’aussi spectaculaire, sinon un plan du Nautilus dessiné de sa main ? Ce n’est point ici affaire de volume de papier, de nombre de pages ou de feuillets couverts de signes tracés par l’écrivain. C’est une question de force. Et ce document possède celle d’un manuscrit entier, s’il n’est le blason de son œuvre entière.

Mais elle est impériale parce qu’elle est aussi vivante, qu’elle est bavarde et nous livre, outre des renseignements géographiques, d’autres qui nous éclairent sur l’évolution de son œuvre, qui ne figurent ni sur la carte définitive, ni dans le récit publié par Hetzel. Beaucoup plus élémentaire que la carte définitive, c’est un travail de premier jet. Témoin de son cheminement créateur, Jules Verne dessina cette carte de randonnée imaginaire pour son usage personnel avec, toutefois, l’intention de la faire partager à ses lecteurs et de la voir reproduite.

La puissance d’un codex

Jules Verne a rêvé puis dessiné « son île » qu’il n’aurait laissé à personne le soin de représenter, agissant comme le fera dix ans plus tard R. L. Stevenson, lui-même lecteur et admirateur critique de ses œuvres, pour son Île au trésor. Plus éloquente que ses descriptions — un bon dessin vaut mieux qu’un long discours —, sa carte lui est aussi indispensable que ses textes. C’est grâce à elle qu’il s’y plonge et s’y retrouve et c’est sur elle qu’il rêve et vagabonde pour bâtir et conduire son récit.

tableau de l'ile mysterieuse jules verne (verso - petit)

La carte manuscrite

En titre, au-dessus des indications géographiques : Lincoln island (et non pas : île Lincoln), tracé à l’encre noire en belles verticales rondes que Jules Verne engraisse d’un fin liséré bleu pour obtenir un léger effet de relief.

De son île, dont les formes torturées aux appendices tentaculaires font penser à quelque fantastique céphalopode ou à un étrange crustacé dont elle présente les pinces — un monstre marin, certainement ! Quoique d’aucuns y voient, à juste titre, une tête d’éléphant —, l’écrivain trace à l’encre rouge les contours et, dans la fièvre de l’inspiration, précise la topographie, suggère le relief, usant de hachures conventionnelles, en indique les zones de végétation d’un crayon léger (il ne les encre pas), esquissant ce petit fouillis de feuillage auquel le burin du graveur donnera sa lisibilité.

Jules Verne la trace soigneusement, mais sans excès de précision, n’omettant aucun détail important. Le trait de plume lui ressemble, fin, appliqué, minutieux, presque miniaturiste. Son lettrage se fait ici minuscule, une calligraphie pointilleuse de comptable accoutumé au cadre contraignant des colonnes, rappelant que l’écrivain fut coulissier en Bourse. Ce n’est pas un croquis indicatif, mais un dessin déjà fouillé et mis au net de la carte définitive, carte qu’il entend voir reproduite par le graveur dans ses lignes essentielles, lequel graveur lui donnera un aspect cartographique honorable, précisant la découpe de côtes (simplement suggérées par l’écrivain), l’enrichissant des hachures de relief et de ces courbes de niveau des fonds en usage pour l’établissement des cartes marines.

Un détail amusant : une rustine de papier a été appliquée par Jules Verne, sans doute pour masquer un pâté ou un grattage trop vigoureux. Par-dessus, il trace Harbour road et écrit lisiblement : Ducks Fens.
 Seuls les noms de lieux vont changer. Et c’est ici que l’affaire devient intéressante.

lithographie jules verne ile mysterieuse 30x40

Une carte anglo-saxonne

Jules Verne eut, dès ses premiers romans, un faible pour les Anglo-Saxons, et particulièrement pour les Anglais, voyageurs très entreprenants au XIXe siècle — le Dr Fergusson, le capitaine Hatteras, Phileas Fogg —, mais qu’il jugeait raides, froids, quoique pittoresques. Il les bouda très vite au profit des Américains, ces manières d’enfants, aventuriers chaleureux et épris de liberté.

L’écrivain, nous le savons de ses propres aveux, ne maîtrisait pas l’anglais, mais il s’enivrait de ses mots et de ses expressions qui jalonnaient les atlas. Il ne cessait de rêver sur eux et ce ne sont encore ici que Serpentine Peninsula, Little Cove, Claw Cap, Reptile End, Heart Lake, Franklin Mount, Union Bay, Shark Gulf, Mandible Cap... Jules Verne tenait à faire sa carte authentiquement anglo-saxonne, mais, entre son dessin et l’épreuve, il y a renoncé, sans doute à la demande d’Hetzel. Le texte du roman fut corrigé. C’est une découverte. Nous sommes ici les témoins de la spontanéité d’un premier jet, dont il ne restera aucune trace. Tous les noms seront changés (Heart Lake deviendra Lac Grant, Shark Gulf se transformera en Marais des Tadornes) ou littéralement traduits (Falls River sera la Rivière de la Chute) afin de permettre à ses lecteurs français de mieux se les mettre en tête.

lincoln island

Précisions et minutie

Tous les noms de lieux sont encore intégrés au dessin. Aucun n’est reporté en marge. Les légendes sont autant d’informations et de repères, de localisation et de distances qu’on ne retrouvera pas sur la carte définitive. Leur utilité est d’éviter les invraisemblances. Elles permettent à Jules Verne d’évaluer le temps nécessaire aux nombreux va-et- vient de ses héros, et il pourra suivre, montre en main, Cyrus Smith, Gedeon Spilett, Pencro, Harbert Brown dans leurs courses à travers leur royaume. Ainsi, nous apprenons que la circonférence de l’île par mer est de 90 miles, que le développement des côtes est de 110 miles et que la Mercy River a une longueur de 7 miles. Mêmes précisions pour Heart Lake (circonférence : 6 miles, surface : 100 hectares), pour East Land (200 hectares), Shark Gulf (2 500 hectares). Ainsi pour l’îlot (?), illisible, qui doit être Safety Island (longueur : 2 miles).

Suivent douze lignes de distances d’un point à un autre, faisant office de guide routier, soutenu par une échelle en lieues (4 000 m) et en milles (Jules Verne précise bien qu’il s’agit de milles marins : 1 852 m). La conversion d’acre en hectare que fait l’écrivain, exacte pour Heart Lake, nous paraît des plus ténébreuses pour les suivantes. Longitude (150° 30’) et latitude (34° 57’) sont déjà relevées avec précision en degrés et en minutes, mais ne vont pas jusqu’aux secondes. Elles resteront inchangées.

Fabriqué en France

Le cadre est réalisé à partir d'une nouvelle baguette en bois trafilé, garantissant un haut niveau de qualité.
Tous nos cadres sont fabriqués en France, dans le Vaucluse.
Chaque tableau est assemblé à la main, dans nos ateliers en Normandie.

  • ISBN: 979-10-95457-39-8
  • Pages: 1
  • height: 12,2 in
  • Width: 8,2 in
  • Print run: 500 numbered copies
  • Number of frames: 1
  • Numbered copy: Yes
  • Frame: wood/black
  • Framing: double glass framing
  • Language: French

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